Saturday, July 28, 2018

16 - Kasese


Kasese fut plus au moins une étape de transition. À l’étape précédente de Fort Portal, Veronika m’avait indiqué cet endroit comme un point de départ pour une magnifique rando de quelques jours dans les monts Rwenzori.

Parmi les dix plus hauts sommets africains, huit sont dans cette chaîne de montagne située sur la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Les sommets de ces montagnes dépassent les 5000 mètres.

Comme au Kilimandjaro, les mêmes exigences et les mêmes conditions m’ont amené à renoncer à la rando. Je l’ai remplacée par un safari fluvial sur le canal de Kazinga, une voie d’eau longue de 32 kilomètres qui relie le lac Édouard au lac George. Ce canal fait partie du Parc national Queen Elizabeth.
Équateur

Pour m’y rendre, au cours d’un changement de taxi-brousse, je suis tombé par hasard sur l’équateur (marqué par une stèle) qui traverse la route à quelques kilomètres au nord du canal.















Wednesday, July 25, 2018

15 - Fort Portal


J’aurais aimé pouvoir rester plus longtemps à Fort Portal. La ville est plaisante. Les alentours, entourés de lacs endormis au fond de cratères somnolents qui attendent la fin du monde, prendraient des semaines à visiter. Et l’endroit où j’ai séjourné, une ONG britannique située à l’écart de la ville, est le genre d’endroit où il fait bon vivre à ne rien faire, sinon contempler les montagnes, jouer avec la chienne, gardienne de la maison, et chasser les chèvres qui n’attendent qu’une seconde d’inattention de votre part pour renverser votre tasse de thé et brouter votre petit déjeuner.
 
L’ONG en question a pour nom One Brick at a Time et a pour mission de bâtir des installations d’éducation et de santé, et de fournir une formation technique à des Ougandais. Aujourd’hui, l’ONG revendique la réalisation de 23 grands projets de construction, la formation de plus de 300 apprentis, l’amélioration d’établissements d’éducation de plus de 30 000 enfants et le renforcement des soins de santé pour plus de 100 000 personnes.

Sur le terrain, l’ONG est dirigée par Veronika, une Slovaque de 30 ans, mise à la porte de chez elle par sa mère à l’âge de 25 ans. Elle s’était réfugiée à Londres où elle fut exploitée et humiliée à son arrivée par des employeurs peu scrupuleux et plus intéressés par ses charmes que ses talents au point qu’elle en pleura quotidiennement et pendant des semaines toutes les larmes de son corps. À force de persévérance, elle finit néanmoins par décrocher un emploi dans une institution financière.

Non satisfaite de très bien gagner sa vie, elle avait choisi de se reconvertir dans le domaine humanitaire. Arrivée depuis moins d’un an pour diriger cette ONG, elle venait tout juste d’être acceptée par la prestigieuse London School of Economics pour y approfondir ses connaissances et son expertise dans l’aide humanitaire. Elle avait fixé son départ pour le début du mois prochain.

Le jour de mon arrivée, elle me proposa de l’accompagner le lendemain dans une mini tournée d’adieu de communautés reculées le long de la frontière congolaise où elle avait dirigé et supervisé l’installation de citerne de récupération d’eau de pluie dans une région parmi les plus désertique et chaude de l’Ouganda.

Nous sommes donc partis une heure avant le lever du soleil. La route longe la vallée du rift africain, avec d’un côté la plaque africaine, et de l’autre la plaque somalienne. Dans cette région, le rift occidental (rift Albertin) englobe les montagnes des Virunga et Rwenzori. Au lever du soleil, cette faille qui s’enfonce dans les entrailles de la terre se teinte délicatement de carmin et d’azur.

Près de deux heures après être parti et avoir sillonné des pistes de sables et traversé de zones désertiques parcourues par des antilopes, nous avons atteint les premières habitations dispersées dans la plaine. Ici une église sans toiture, là une école sans portes ni fenêtres sont des points de repère et de rassemblement d’habitants qui marchent souvent des kilomètres à travers cette vaste zone désertique pour se regrouper.

C’est aussi le cas des enfants. Dès l’aube, les garçons s’occupent des troupeaux et les filles préparent le petit déjeuner et vont puiser l’eau. Ensuite, ils marcheront parfois plus de deux heures (pieds nus pour la plupart), mais vêtu de l’uniforme obligatoire pour se rendre à l’école. Là, un enseignant payé l’équivalent de 30 € par mois s’occupera de plus d’une centaine d’entre eux divisés en une demi-douzaine de classes.

Notre arrivée a fait sensation et les enfants sont accourus de partout pour nous souhaiter la bienvenue. Veronika en a regroupé quelques-uns pour des séances de photos devant des citernes nouvellement installées. Nous avons également été gratifiés de quelques chants tribaux avant de reprendre le chemin du retour en d’après-midi.

Veronika m’avait suggéré de faire une rando pendant mon séjour, une rando qu’elle avait elle-même réalisé quelques semaines plus tôt. Comme cette rando traverse un parc national, il fallait toutefois passer par la voie officielle de l’organisme d’État chargé de gérer cette activité. Le guide est venu la veille du départ, dormi sur place, et nous sommes partis le lendemain matin de très bonne heure. À l’entrée du parc, nous avons été rejoints par un garde armé qui nous a accompagnés jusqu’au bout de la rando.

Cette région est proche de la RDC (ancien Zaïre) et des groupes armés traversent régulièrement la frontière, en plus des braconniers ougandais et congolais pas toujours sympathiques. Si nous tombions dans une embuscade, je ne suis pas certain que le garde armé aurait été à la hauteur. Il aurait été le premier à être abattu, comme ce fut le cas le mois dernier du côté congolais avec un couple de touristes britanniques qui avait été enlevé.

Comme je le craignais, cette rando s’est faite à marche forcée. C’est à peine si nous avons pris le temps de faire une pause pour déjeuner. Dès le col franchi, situé à une altitude de 2500 mètres, la descente se fait en direction de la frontière congolaise. La forêt très dense jusque-là, fait subitement place à un paysage dégagé où l’on peut apercevoir en contrebas dans la vallée des cultures et des habitations.

Cette descente de 1500 mètres est abrupte et glissante. La fatigue accumulée risquait de provoquer un accident. J’ai donc dit au guide qu’il pouvait me laisser seul et que je serais capable de continuer jusqu’à Bundibugyo, le point d’arrivée, que l’on pouvait apercevoir à moins d’une dizaine de kilomètres au fond de la vallée. Il a hésité, à échanger quelques mots avec le garde, et m’a répondu qu’il n’était pas autorisé à me laisser seul. Par contre, alors que jusque-là il marchait en tête avec le garde armé qui fermait la marche, il m’a laissé passer devant. La fin de cette rando fut nettement plus agréable et j’ai pu m’arrêter là où je le souhaitais.

Le lendemain, j’ai refait une rando, mais seul, de façon plus relaxante et autour de quelques lacs situés au sud de Fort Portal. Les plus beaux sont souvent occupés à une de leurs extrémités par un lodge luxueux, certains disposent même d’une zone d’atterrissage pour hélicoptère. J’étais allé faire une petite rando vers l’un de ces lodges (le Kyaninga lodge) le jour de mon arrivée. Comme je partais le lendemain, j’en ai profité pour en visiter un autre et j’ai donc fini cette dernière rando et la journée au Ndali Lodge qui surplombe le lac Nyinambuga.




Saturday, July 21, 2018

14 - Kampala/Entebbe


Je ne me suis éternisé ni à Kampala ni à Entebbe. J’ai fait un bref aller-retour jusqu’à Kampala depuis Jinja et n’y suis resté que la matinée. Quant à Entebbe, j’ai profité d’être arrivé assez tôt à Kampala un samedi matin pour aller y passer l’après-midi.

Comparé aux autres grandes villes de l’Afrique de l’Est que j’ai traversées depuis le début de ce voyage, Kampala m’est apparue comme la plus propre et la moins désorganisée. Il faut dire aussi qu’à l’exception d’un bref aperçu du centre chaotique embouteillé par des bus bondés au milieu desquels slaloment des motos-taxis en quêtent de clients, je n’ai été en contact qu’avec Nakasero Hill et ses environs immédiats où se concentrent, au milieu d’une verdure tropicale, les hôtels de luxe, les ambassades et un golf.

Golf de Kampala

C’est là que se trouve également le Uganda Museum, vaste musée de l’époque coloniale qui ne semble avoir été l’objet d’aucune rénovation depuis son ouverture. Il est principalement orienté vers des collections ethnographiques qui couvrent les costumes traditionnels, la chasse, l’agriculture, la religion et les loisirs. À l’extérieur, des huttes de différentes tribus ougandaises ont été recréées en béton. Elles étaient malheureusement fermées et mon petit doigt me dit qu’elles le resteront longtemps.

Huttes en béton

Entebbe, quant à elle, est une ville verdoyante et attractive qui repose paisiblement au bord du lac Victoria. Elle fut la capitale initiale du protectorat britannique sur le pays, mais il ne reste quasiment plus aucune trace des anciens bâtiments coloniaux. La guerre contre la Tanzanie en 1978 puis la guerre civile un an plus tard après le renversement d’Idi Amin Dada ont détruit la plus grande partie de la ville. Sa reconstruction s’est effectuée sur un plan d’aménagement et de construction à l’Occidental.

Entebbe abrite le seul aéroport international de l’Ouganda. C’est la porte d’entrée pour les voyageurs internationaux et plusieurs s’y attardent quelques jours avant de poursuivre leur voyage. C’est ici que se déroula en 1976 l’Opération tonnerre, menée par un commando israélien pour libérer les otages d’un vol d’Air France.

Lac Victoria

Je voulais voir le lac avant de poursuivre mon voyage vers l’ouest. Il n’est pas facile d’accès. Et les quelques hôtels de luxe qui le borde n’y laissent entrer que leurs clients. Le seul moyen était de passer par le Jardin botanique. Il ne faut pas s’imaginer un jardin bien organisé à l’occidentale. C’est davantage un grand parc naturel où les habitants viennent pique-niquer en famille pendant les fins de semaine. Nous étions samedi et ça sentait bon le poulet grillé.

Forêt... de Tarzan

Le seul endroit du parc qui peut s’apparenter à un jardin botanique tel qu’on se l’imagine est une petite forêt tropicale très dense et dont il est dit que les premiers Tarzans y furent tournés.


Friday, July 20, 2018

13 - Jinja


La raison principale pour laquelle cette ville mérite un détour touristique, c’est pour y visiter la source du Nil, c’est du moins ce que prétendent les guides de voyages appuyés dans cette revendication par la ville de Jinja qui tire une bonne partie de ces recettes par l’apport des visiteurs étrangers.

Les experts sont moins unanimes. Depuis la prétendue découverte de cette source, en 1858, par l’explorateur britannique Speke, la controverse n’a cessé d’exister et d’autres endroits, au Rwanda et au Burundi, revendiquent également le privilège de détenir la véritable « source ». En fait, il est maintenant certain que plusieurs sources alimentent le lac Victoria depuis lequel le Nil Blanc s’écoule jusqu’à Khartoum pour se joindre au Nil Bleu et poursuivre sa course jusqu’à la Méditerranée et ainsi devenir le plus long fleuve du monde avec l’Amazone.

Gare de Jinja
En ce qui me concerne, ça me permettait de faire une pause et d’éviter de passer une journée dans un bus pour arriver à Kampala au milieu de la nuit après avoir traversé la frontière qui sépare le Kenya de l’Ouganda. Malgré tout, la paperasserie douanière et les procédures sécuritaires devenues très pointilleuses dans cette partie de l’Afrique m’ont quand même amené à Jinja à la nuit tombée. Heureusement, je savais où aller et je n’ai pas eu à me promener en pleine noirceur avec deux sacs à dos (un petit devant et un gros derrière) dans une ville inconnue à la recherche d’un hôtel.

La révolution informatique n’a jamais rendu les voyages aussi faciles. Je dispose ainsi d’une application géniale dans mon téléphone. Cette carte géographique, que je peux consulter hors ligne, me permet de savoir à tout moment où je suis et comment me diriger. Il n’est donc plus nécessaire de me procurer des plans de pays ou de villes difficiles à trouver et à comprendre la plupart du temps.

Ancien bâtiment colonial
En outre, l’application de la plateforme communautaire de location de logements de particuliers Airbnb facilite le choix et la réservation d’hébergements de bien meilleures qualités que beaucoup d’hôtels qu’il me fallait autrefois chercher pendant des heures. J’ai de plus la possibilité de savoir ce que d’autres voyageurs ont pensé de ces hébergements et de procéder par élimination.

L’endroit où j’ai résidé pendant mon séjour à Jinja n’avait pas encore été évalué. Les propriétaires étaient inscrits depuis quelques semaines sur Airbnb et j’étais leur premier locataire. Mon appréciation du séjour pouvait être déterminante pour la suite de leur aventure de loueurs. J’ai donc été traité aux petits oignons.


Edward, le propriétaire, est pasteur (de je ne sais quelle église) et sa femme Eddie s’ennuie toute la journée à la maison à ne savoir que faire. C’est donc Eddie qui sera amené à gérer cette nouvelle activité lucrative après cette première expérience. Le couple dispose d’autant d’employés de maison que de pièces dans cette grande demeure. Et la demeure est immense. Le terrain alentour tout autant. J’ai pu ainsi bénéficier d’une chambre avec salle de bains et toilettes privés. Ils sont même allés bien au-delà de leur rôle de logeur en revêtant celui de restaurateur et en m’offrant, en plus du petit déjeuner compris dans le prix de la chambre, le déjeuner et le dîner. Et cerise sur le gâteau, comme je devais faire un aller-retour jusqu’à Kampala distant d’au moins deux heures pour des histoires de visas, Edward m’a proposé de m’y emmener. Le séjour fut donc très agréable.

La ville de Jinja en elle-même n’est pas désagréable. Située dans un cadre verdoyant, elle dispose d’une architecture coloniale en voie de restauration. C’est aussi la capitale de l’Afrique de l’Est des émotions fortes et des poussées d’adrénaline à bon marché. Ici tout peut être réalisé : saut à l’élastique, rafting, kayak, quad, ski nautique et autres activités d’aventure. 

Personnellement, je me suis contenté de marcher à travers cette ville, marche qui m’a conduit jusqu’à la vieille gare qui n’accueille plus de passagers. Le chef de gare, qui s’ennuie autant qu’Eddie et ne voit plus passer que trois trains de marchandises par jour, a été tout heureux de pouvoir briser son ennui et de me raconter l’histoire du chemin de fer ougandais depuis sa création. C’est long.

Source du Nil
Ah oui ! La source du Nil. Bof. Après être descendu jusqu’à l’embarcadère et avoir été informé du prix de la balade en bateau pour visiter l’endroit, j’y ai renoncé. J’étais en train de remonter sur la berge quand le vendeur m’a demandé combien je voulais payer. J’ai divisé le prix par dix. Le non initial s’est finalement transformé en oui après qu’il se soit aperçu que je n’étais pas vraiment intéressé. Un shilling de gagné, même ougandais, est un shilling de gagné. Ça ne valait pas davantage.

Même Gandhi est venu ici. Parait-il. Mais s’il n’y est pas venu de son vivant, une statue proche de l’embarcadère indique que ces cendres ont été dispersées à cet endroit. Bon, c’est la même prétention que pour la source du Nil. Plusieurs endroits à travers le monde revendiquent ce même privilège de détenir les cendres de l’apôtre de la non-violence.

Parlant de non-violence, en me redirigeant vers le centre-ville, j’ai aperçu un énorme attroupement vers lequel je me suis dirigé. Un voleur venait d’être pris en flagrant délit d’un larcin de 25 000 shillings (moins de cinq euros) et gisait mort au milieu de la rue. J’ai demandé si c’était la victime du larcin qui l’avait tué. « No, m’a répondu mon voisin, it’s mob’s justice ». La justice populaire. Il avait été lynché par la foule.



Monday, July 16, 2018

12 - Safaris


Il serait regrettable de passer à travers cette partie de l’Afrique de l’Est et de ne pas effectuer de safaris. Je ne suis plus très éloigné de la frontière ougandaise et je viens de terminer le troisième. Les deux premiers en Tanzanie et le dernier au Kenya.

Gare de Mombasa
J’ai vu les premiers animaux dans le bus entre Voi au Kenya et la frontière tanzanienne. Le voyage entre Mombasa et Voi s’est effectué avec le train qui assure la liaison de Mombasa à Nairobi. Cette nouvelle ligne, inaugurée l’an dernier, a été construite par les Chinois aidés de vingt-cinq mille manœuvres kenyans spécialement engagés pour ce projet. La nouvelle ligne a remplacé l’ancienne construite par les Britanniques à l’époque coloniale et tombée en désuétude. Des dizaines d’ingénieurs et techniciens chinois continuent à assurer la supervision de la ligne et la formation des Kenyans qui seront amenés à les remplacer.
 
De Voi à la frontière tanzanienne, le bus traverse la plaine du Serengeti et la réserve de Tsavo. J’avais été prévenu que tôt le matin et tard le soir, des animaux peuvent parfois être aperçus le long de la route. Il était presque midi et je ne me faisais pas trop d’illusions. J’avais tort. Une heure après avoir quitté Voi, et, à moins de 100 mètres de la route, j’ai vu un premier troupeau d’éléphants, et quelques kilomètres plus loin des girafes, des zèbres et des gazelles.


Arrivé à Moshi en Tanzanie, j’ai renoncé à l’ascension du Kilimandjaro que j’ai remplacé par un safari de deux jours. La première journée dans le parc national de Tarangire (vidéo ci-dessus) et le second dans le cratère du Ngorongoro (vidéo ci-dessous), une vaste caldeira circulaire de plus de vingt kilomètres de diamètre. J’ai passé la nuit dans un camp au bord du lac Manyara situé entre les deux réserves.













Le troisième safari a été organisé depuis Kisumu par Sebastian, un consultant allemand qui travaille en Afrique depuis une trentaine d’années et que j’ai rencontré à Johannesburg en 2014. Nous sommes partis avec une vieille Land cruiser jusqu’au parc national de Ruma proche du lac Victoria. Deux jeunes coopérants nous ont rejoint à l’entrée de ce parc pas très connu et que nous avons été les seuls à sillonner pendant les deux jours où nous y sommes restés. Nous avons passé la nuit dans un gîte à l’intérieur du parc. Mis à part la forte concentration de girafes, ce parc est un des rares endroits de cette région du Kenya où l’on rencontre des mouches tsé-tsé.
Ferry to Kisumu

But de Griezmann
Nous sommes rentrés le dimanche à Kisumu en traversant le lac Victoria en ferry et avons pu assister en soirée à la finale de la coupe du monde retransmise en direct sur un écran géant dans l’hôtel le plus luxueux de Kisumu investi par tous les étrangers de la ville et de nombreux Kenyans.

Le lendemain matin, alors que j’étais au centre-ville, j’ai appris qu’Obama était attendu d’une minute à l’autre. Kisumu n’est pas très éloignée du village de Kogelo où vit toujours sa grand-mère et où son père est né et enterré. Je n’ai pas été invité pour le déjeuner.